Faire appel à la chance du jeu pour offrir à quelqu'un une vie de rêve serait-il la dernière version de "ouvre ton cœur à un trader", pub déclinée en "shave the traders"..., pour les aider à sauver leur peau. Le "divertissement" du banquier de 38 ans ressemble davantage à une "divorce party" ou fête de divorce. Le récemment divorcé, plutôt que de brûler ses photos de marié et de piquer des poupées vaudou, a décidé de jouer les entremetteurs entre la crise conjugale et la crise en organisant un jeu dont le gagnant héritera de "the house, the car, the boat or the cash", autrement dit de sa luxueuse maison dans le Kent, avec salle de... jeux, de sa voiture de sport, de son bateau... ou d'un million de livres (1 172 000 €), selon la préférence, soit un peu moins que la valeur totale des biens mis en jeu estimée à 1 million et demi de livres (1 759 000 €).
Le jeu pour gagner un million ? Le golf ! Balle de golf et hardiesse donnant dans la langue de Shakespeare un slogan ne manquant pas de vocabulaire pour la parodie : « Do you have the balls to play ? », soulevant la question de l'outillage, du tie, du club, des balles, mais aussi des cou du courage. Il s'agit donc, pour 20 livres la tentative pour gagner le million, de placer une balle de golf avant la fin du jeu, le 19 août 2009.
"Win a New Life" est aussi vrai pour Andrew Paul pour qui les sommes récoltées permettront une nouvelle vie à maximum 4 millions de livres puisqu'il ne sera pas vendu, selon le règlement, plus de 200 000 billets. Toujours selon le règlement, à moins de 150 000 billets vendus, le banquier se réserve le droit de garder sa villa de prestige, sa voiture et son bateau... Le gagnant du jeu altruiste ne recevrait alors qu'une somme comprise entre 10 000 et 1 million de livres. Le vainqueur de la "philanthropie" pourrait donc effectivement bien être le "donateur", mais le sens de la leçon de vie de Bill Gates semble être tombé dans le trou... des oubliettes !