Signature : la Tour Carpe Diem de La Défense tient sa promesse... de venteQuand on s'appelle Carpe Diem, on profite du jour présent. Mais si la tour Carpe Diem du site de La Défense jouit d'aujourd'hui, elle jouit surtout d'hier, jour de la signature de la promesse de vente annonçant sa construction, signée entre l'EPAD (Etablissement Public d'Aménagement de la Défense) et Aviva France, premier assureur vie et épargne en Europe et, bon point pour le BTP, acteur majeur de l'assurance dommages.
Alors qu’un livre dénonce un monde ayant "la folie des hauteurs", la promesse de vente annonçant la construction de la Tour de plus de 45 000 m², et de 32 étages, dans le cadre de la rénovation du quartier d'affaires, a été signée hier, mardi. La tour conçue par l'architecte Robert A.M. Stern, prévue pour 2012, a comme maître d'ouvrage délégué Hines France. La tour Carpe Diem jouissant du jour présent vit avec son époque. Design et DD sont au programme : la protection solaire sur les façades, le système de chauffage d'eau par capteurs solaires, le système d'éclairage basse énergie et le système de ventilation naturelle assurent le développement durable. Si cette promesse de vente signe la construction de la tour Carpe Diem de La Défense, elle signe aussi la devise "citius, altius, fortius", "plus vite, plus haut, plus fort" et le constat de l’éditeur de la revue "Urbanisme", Thierry Paquot : le monde souffre d’une crise…, d’une crise de « tourellite » aiguë, effet post 11 septembre, l’attentat terroriste contre les Twin Towers ayant restimulé la "libido" des architectes voulant par l'érection des tours, comme au temps des châteaux forts, affirmer leur puissance. 2007 ? 877 tours en projet. 2008, 988 ? Pour les pro-tour, la hauteur n'est pas une folie, même quand elle n'est pas réservée aux quartiers d'affaires : considérée par les écoquartiers, la verticalité améliorerait la densité. Selon celui qui a diagnostiqué une épidémie mondiale de "folie des hauteurs", les tours détruiraient, selon l'expression forgée par l'urbaniste Melvin Webber, "l'intensité", c'est-à-dire les interactions entre les citadins par le biais, par exemple, du parcours pédestre, l'architecture de l'hospitalité étant incompatible avec l'architecture monumentale, spectaculaire, ou l'urbanisme vertical aux charges élevées rendant inenvisageable la mixité sociale. Les informations disponibles dans cette page sont fournies
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