Nouvelles des taux

Le taux d’intérêt à long terme (10 ans) des marchés financiers en France est revenu à son niveau de début janvier 2004. Il se situe à 4,10 % au 27 février 2004 en forte baisse (- 0,18 %) par rapport à son niveau de début février 2004. Il devrait se stabiliser dans les prochains mois et rester ainsi proche des taux les plus bas que l’on ait connus depuis 13 ans.

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le 27 février 2004

Les marchés financiers sont de plus en plus persuadés que la BCE va baisser son taux d’intervention dans les deux ou trois prochains mois (sans doute de 0,25 %). Ils prévoient une baisse des taux à court terme et une stabilisation des taux d'intérêt à long terme.

L’activité aux Etats-Unis est très soutenue (prévisions de croissance de 4,5 % pour 2004), mais contrairement aux autres périodes de reprise économique, l’inflation reste à un niveau bas et les chiffres du chômage ne montrent pas d’amélioration sensible. On peut donc prévoir que la Banque Fédérale Américaine conservera une politique de taux exceptionnellement bas jusqu’en septembre 2004 environ. Actuellement, le taux d’intervention de la banque fédérale américaine se situe à 1 % son plus bas niveau depuis 45 ans.

En Europe, la croissance est faible (les prévisions viennent d’être revues à la baisse à 1,5 % environ) et l’inflation s’avère parfaitement maîtrisée. Les marchés financiers estiment que cette situation économique va favoriser un contexte de taux bas durant toute l’année 2004, même si un mouvement de légère hausse peut être anticipé à compter de septembre 2004.

Une hausse durable des taux à long terme n’aurait lieu qu’en fin d’année 2004 avec la confirmation d’un changement durable de cycle économique.

Le taux d’intérêt à 10 ans des marchés financiers devrait donc rester proche de 4,15 % pour les prochains mois (dans une limite maximum de 4,60 % environ d’ici décembre 2004). Les taux des crédits immobiliers devraient donc légèrement baisser pendant les prochains mois puis augmenter légèrement en fin d’année 2004.

On observe que les taux des crédits immobiliers sont actuellement inférieurs d'environ 0,40 % à leur niveau de début d'année 2003. Ils ont baissé de 1,00 % par rapport à leur plus haut niveau de 2002 (en mai 2002 le taux excellent à 15 ans se montait à 5,20 %, il se situe aujourd’hui à 4,20 %). Cette baisse profite bien entendu aux emprunteurs. Vous retrouverez les taux actuellement pratiqués en cliquant ici.

Sur le plan économique et financier, cinq facteurs expliquent l'évolution actuelle des taux :

  • Les derniers chiffres d’inflation publiés en Europe et aux Etats-Unis montrent que la situation est parfaitement maîtrisée. En Europe, l’inflation se situe à 1,5 % en janvier 2004, nettement en dessous de l’objectif de 2 % fixé par la Banque Centrale Européenne.

  • Les marchés financiers estiment probable une baisse prochaine des taux de la BCE (sans doute 0,25 % en avril 2004 pour passer de 2 % actuellement, le plus bas niveau depuis la création de l’euro, à 1,75 %), c’est la raison pour laquelle le taux d’intérêt à 6 mois est inférieur au taux d’intérêt à 3 mois.

  • L’annonce, le 25 février 2004, par le président de la Banque Fédérale Américaine que la situation économique aux Etats-Unis lui paraissait favorable, que l’inflation était sous contrôle, mais que les créations d’emplois paraissent insuffisantes a renforcé l’opinion des marchés financiers que la politique de taux bas durera au moins jusqu’en juin 2004. Ce taux (à très court terme) se situe actuellement à 1 %. Ceci a une influence à la baisse sur les taux d’intérêt à long terme. La différence de taux d’intérêt entre le taux à court terme (1 %) et le taux d’intérêt à 10 ans (4,03 %) aux Etats-Unis se monte à 3,03 %. Cette différence est proche du plus haut niveau historique, et ceci pousse à la stabilisation des taux d’intérêt à long terme.

  • La mauvaise performance des marchés boursiers depuis plus de 2 ans. Vous retrouverez les dates marquantes de la Bourse au 27 février 2004 en cliquant ici. La hausse de la bourse depuis le début de l’année 2003 (+ 21,7 %) ne doit pas faire oublier que l’on se situe actuellement à un niveau inférieur de 20,4 % au niveau de début d’année 2002 (une baisse de plus de 20 % en deux ans)et à 45,3 % en dessous du niveau le plus haut de septembre 2000 (actuellement 3730 contre 6800 en septembre 2000 !). La confiance revient mais les investisseurs manquent de visibilité et restent donc réticents à revenir de manière significative vers les marchés boursiers. Les taux d'intérêt ne monteront que lorsque la Bourse aura montré des signes durables de reprise. Les analystes retrouvent progressivement un certain optimisme pour l’année 2004. Ils prévoient une hausse de la bourse de Paris (environ 8 % pour atteindre 3.900) mais ceci ne suffit pas, à ce stade, à favoriser durablement l'investissement boursier. On continuera donc de constater une préférence pour les instruments de taux d'intérêts (obligations) dans les allocations d’investissement et les taux resteront ainsi influencés à la baisse.

  • L’annonce, le 20 février 2004, de la création de 112.000 emplois aux Etats-Unis pour janvier 2004 montre que la croissance économique forte ne s’accompagne pas d’une hausse significative des emplois. Le taux de chômage baisse à 5,6 % mais cette baisse résulte davantage de la sortie d’un grand nombre de personnes du marché du travail que de réelles créations d’emploi. Parmi les indicateurs positifs, on peut toutefois noter l’augmentation de l’indice de confiance des industriels américains ISM en janvier 2004 en hausse de 58,0 à 65,2, la croissance des profits des 500 plus grandes entreprises US (+ 21 % sur le même trimestre 2003) la plus forte croissance depuis 30 ans ! Cette phase de croissance économique se répercutera sur les taux d’intérêt uniquement lorsque les créations d’emplois auront repris et que la Banque Fédérale Américaine changera sa politique monétaire, sans doute à compter du dernier trimestre de l’année 2004, (une hausse de 0,50 % des taux d'intérêt est probable en fin d’année 2004).

Les taux d’intérêt des marchés financiers ont évolué de la manière suivante :

  • le taux d’intérêt à trois mois est stable à 2,05 % au 27 février 2004 contre 2,07 % au 6 février 2004, il est en dessous de son niveau d’il y a 6 mois (2,12 % au 24 septembre 2003), il se situait encore à 2,80 % en début d’année 2003 (donc en forte baisse sur les 14 derniers mois),

  • le taux d’intérêt à un an est en baisse, il se situe à 2,07 % au 27 février 2004 contre 2,15 % au 6 février 2004, il se situait à 2,25 % début janvier 2004 et à 2,45 % début décembre 2003, il est donc en baisse sensible depuis quelques mois et reste à un niveau exceptionnellement bas sur une longue période (20 ans).

  • le taux d’intérêt à 10 ans est en légère baisse à 4,10 % au 27 février 2004 contre 4,15 % au 6 février 2004 (il se montait à 4,51 % au 7 novembre 2003 soit une forte baisse de 0,41 % en 4 mois). Ce taux est, à nouveau, proche des niveaux moyens très bas que l’on a observés en juillet 2003 et en août 2003 (4,00 % et 4,15 %). Il se situe à un niveau extrêmement bas sur un plan historique.

On note que le taux d'intérêt américain à 10 ans est en légère baisse. Il se situe à 4,03 % au 27 février 2004 contre 4,08 % au 6 février 2004 (il se situait à 4,47 % au 7 novembre 2003 donc en baisse de 0,44 % en quatre mois !). Nous estimons que les taux d’intérêt aux Etats-Unis devraient rester globalement stables jusqu’en septembre 2004. Ils n’entameront un mouvement de hausse progressif (pour atteindre 5,00 % environ) qu’avec la confirmation d’une reprise des créations d’emploi.

En ce qui concerne les taux d'intérêt de la zone euro, le bas niveau d’inflation, les faibles perspectives de croissance pour l’année 2004 (environ 1,5 % pour l’ensemble de l’année) affectée également par la hausse du cours de l’euro (à 1,24 au 27 février 2004, il est est en hausse de 16 % par rapport à son niveau de début d’année 2003) confirment la perspective d’une stabilisation des taux d’intérêt à long terme des marchés financiers jusqu’en septembre 2004 au moins. Les taux des crédits immobiliers devraient rester stables également.

Les taux restent actuellement proches des plus bas niveaux historiques. Sur une période de 13 ans (depuis janvier 1991) ils n’ont été inférieurs aux taux actuels que sur une durée de 13 mois de décembre 1998 à mars 1999 et sur la deuxième moitié de l’année 2003. Il est donc très intéressant d'en profiter.

  • Compte tenu des incertitudes actuelles importantes sur l'environnement économique, les taux actuellement pratiqués pour les crédits immobiliers constituent de manière évidente une excellente opportunité pour financer un projet immobilier.

  • Si vous choisissez un prêt à taux révisable, vous avez la possibilité d'obtenir un taux très intéressant pendant les deux premières années (3,10 % environ). Attention toutefois d'adopter un cap (limitation à la hausse, + ou - 2% par exemple) car les taux à court terme sont susceptibles de monter fortement (le taux à 1 an pourrait passer de 2,07 % à 3,50%) vers la fin de l’année 2005 si la situation économique s'améliore.

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