Faut-il avoir peur du crédit-relais ? Normalement, le prêt relais devrait avoir le bon rôle, combinant la générosité du prêt et la solidarité du relais. Pourtant, le prêt relais n'a pas bonne réputation, bien qu'il aide l'emprunteur à acquérir son nouveau logement, à cause de la vente qui dure. Dans la conjoncture actuelle, ni la lenteur des transactions ni l'alerte de l'AFUB (Association Française des Usagers des Banques) au sujet des crédits relais et des 30 000 ménages pouvant avoir des difficultés à solder leur crédit-relais faute d'être parvenus à revendre leur logement précédent dans les délais ne sont là pour redorer l'image des prêts-relais. SeLoger ne fait pas dans la brosse à reluire, mais vous donne quelques conseils pour sauter les obstacles et voir le crédit-relais d'un meilleur oeil.
Aujourd'hui, le marché immobilier est à la diminution du nombre des transactions et à l'amorce de la baisse des prix. Les acheteurs potentiels anticipant une poursuite de cette baisse, les délais de vente s’allongent. Cet attentisme des acquéreurs est une situation préjudiciable pour les propriétaires pressés de vendre, par exemple les ménages qui ont souscrits un prêt-relais afin de faire la soudure entre leur achat et la revente de leur logement.
Selon l’estimation des banques, le nombre de crédit-relais en cours serait de 60 000, parmi lesquels 2 000 seraient en risque de dépassement de l’échéance. Si rien ne prouve que le pourcentage des prêts-relais arrivant à terme est plus élevé qu’il y a un ou deux ans, la baisse des prix devrait avoir une incidence sur le produit de la vente de l’ancien logement servant à financer la nouvelle acquisition.