Dans ce même contexte où le logement ne présentant pas zéro défaut subit une correction plus prononcée de sa valeur, un acquéreur optant pour un bien avec travaux réalise encore une meilleure affaire : le prix, tenant en compte des travaux à effectuer, va être révisé à la baisse et les travaux, financés par des prêts eux-mêmes revus à la baisse au niveau des taux ou entourés d’aides ou de subventions, vont s’avérer plus attractifs. La conjoncture s’avère donc favorable à une politique de travaux sur tous les fronts avec notamment une TVA à 5,5 % qui les rend d’emblée plus abordables.
De l’électricité à la plomberie en passant par les menuiseries ou les peintures, la palette des travaux est large. Avec des prêts travaux proposés actuellement autour de 4,50 % ou avec les droits à prêt issus de l’épargne logement qui propose, parfois à coût encore bien inférieur à celui pratiqué aujourd’hui, le taux du prêt de l’épargne résultant de la date de souscription de l’épargne, réaliser des travaux s’avère une bonne opportunité. Et ceux-ci se révèlent encore plus ingénieux depuis cette année dès l’instant où le volet travaux est particulièrement axé sur les économies d’énergie. En effet, le prêt à taux zéro, version « vert » et « durable », est désormais distribué par la plupart des banques ou établissements financiers. Sans condition de ressources au niveau de l’emprunteur, il permet de financer jusqu’à 30 000 euros de travaux sur une durée de 3 à 10 ans pour des logements achevés avant janvier 1990.
Le crédit d’impôt, toujours pour économie d’énergie, permet également, selon les équipements relatifs aux économies d’énergie de réduire de 15 à 50 % la facture. Attention, en matière de gain d’impôt, le fisc veille scrupuleusement. Il ne faut donc pas se contenter d’avoir l’avis de l’entreprise qui va vendre et installer la nouvelle pompe à chaleur ou le panneau photovoltaïque, avec pour fond de commerce, l’appât de la carotte fiscale. Il faut, pour que ce crédit d’impôt puisse jouer, s’assurer auprès des services fiscaux que l’équipement en question rentre bien dans la case réduction d’impôt. Car selon les inspecteurs des impôts, cette case n’est pas toujours gagnante, faute de précision !
Ce qui signifie encore et toujours que dans tous les cas, l’avantage fiscal ne doit pas être prioritaire, en matière de travaux comme en matière d’achat. C’est un accompagnement, parfois bien utile. L’acquisition d’un bien avec travaux peut s’entendre par rapport à un prix et par rapport à la potentialité que l’on imagine en extraire pour y vivre.
Elisabeth Lelogeais 2009