Pour contourner l’obstacle, les fameux seniors vendent leur logement excentré ou trop généreux en surface. Et se ruent sur les logements de centre ville, même plus petits en superficie. Ce qui induit une forte demande dans les centres villes pour des logements neufs ou anciens et une relative fermeté des valeurs dans ces mêmes pôles de logements. Toujours très convoités, ces seniors font aussi le choix de passer l’hiver à la ville pour profiter des expositions, des cinémas, du théâtre… et autres animations urbaines. Les beaux jours arrivants, ils se précipitent près des côtes ou dans le proche arrière pays. Il s’agit alors, le plus souvent, d’une birésidence occupée une partie de l’année.
Là encore, les retombées sont positives sur le marché immobilier local. Les grandes maisons des côtes normandes, vendéennes ou basques prennent vie ou renaissent et s’échangent alors dans des valeurs qui collent à la réalité du marché. Avec parfois des prétentions revues à la baisse quand de gros travaux s’imposent. Les seniors recherchent parfois un mode d’habitat où ils se retrouvent entre eux. C’est le cas des Hespérides, des Jardins d’Arcadie, des Senioriales, des Maisons de Marianne, des Villages d’Or…Chacun dispose d’un appartement dont il est locataire ou propriétaire et bénéficie de services comme l’accueil, la restauration, la salle de sport, le club de bridge, l’infirmerie, la chambre d’hôte…
La retraite ou son approche vise aussi les investisseurs. Dans le neuf, le dispositif Scellier est d’actualité. Dans l’ancien, le déficit foncier demeure un excellent outil de défiscalisation. Dans les deux cas, l’investisseur allège ses impôts tout en se constituant un patrimoine qui procure des revenus complémentaires lorsque salaires ou honoraires s’amoindrissent. Les seniors, on l’a compris, jouent un rôle clé dans le marché immobilier actuel. Les acteurs du marché le savent et vont particulièrement les solliciter lors des deux prochains salons parisiens, le salon de l’immobilier du 19 au 22 mars et le salon des seniors du 29 au 31 mars.
Elisabeth Lelogeais - Mars 2009