Sur la totalité de l’année 2008, la hausse attendue ne devrait pas dépasser les 2 %. Reste que le curseur même s’il ne grimpe pas vite demeure encore orienté à la hausse. L’étude est alimentée par les données collectées par 18 partenaires dont la Cnab, l’Anah, Foncia, la Foncière Logement, Bouygues Immobilier, Nexity, la Fédération des promoteurs constructeurs, l’Unpi, SeLoger.com…, ce qui permet d’obtenir une bonne couverture géographique, de 940 villes à ce jour. A terme, avec l’entrée de nouveaux partenaires, toutes les villes de plus de 10 000 habitants devraient être décryptées.
En septembre 2008, le loyer moyen s’établit à 12 euros du m2. Paris affiche toujours le prix le plus élevé avec 21,6 euros du m2 avec 27,3 euros du m2 dans le Vème, 25 euros dans le VIIème, 21,8 % euros dans le XIVème et 18,2 euros dans le XXème. Par ailleurs l’Ile-de-France reste la région la plus chère avec 17,4 euros du m2 en moyenne et en queue de peloton, la Franche Comté avec 6,7 euros du m2 en moyenne. Ainsi entre la région la plus onéreuse et celle où les loyers sont les plus bas, l’écart est de 1 à 2,5. Il faut compter environ 12 euros du m2 pour la région Provence Alpes Cote d’Azur, entre 10,5 et 11 euros du m2 pour le Nord Pas de Calais, Le Languedoc-Roussillon, la Basse Normandie, entre 10 et 10,5 euros par m2 en Alsace, Haute Normandie et Midi-Pyrénées, entre 9 et 9,5 euros par m2 en Pays de Loire, Bourgogne, Centre, Bretagne, mais aussi 8 euros du m2 dans le Limousin…
Outre ces disparités régionales, l’étude montre également une distorsion entre les villes qui affichent une augmentation inférieure ou supérieure à la moyenne et celles dont les loyers fléchissent. Dans trois quarts des villes (76,40 %), les loyers sont orientés à la hausse qui peut dépasser les 5 % pour 17 % d’entre elles comme Biarritz, Caen, Bourges, se situent entre 2,5 et 5 % pour 25 % d’entre elles comme Paris, Reims, Toulouse ; 21,2 % des villes comme Montpellier, ou Chambéry connaissent une hausse de 1 à 2 %, mais quelques-unes telles Grenoble, Rennes, Mulhouse restent cantonnées dans une hausse inférieure à 1 %. Enfin, plus du quart des villes étudiées dans l’enquête montrent une baisse qui s’échelonne entre -1 et – 5 %.
Par ailleurs, l’étude met en exergue la variation des augmentations de loyers en fonction de la caractéristique des logements. « Les loyers des petits logements progressent le moins rapidement, à peine 1 %, la demande pour les studios et une pièce ayant été fortement pénalisée par la non revalorisation des aides personnelles au logement » commente Michel Mouillart. Les deux et trois pièces progressent de 2,7 % et les quatre pièces de 2,7 %. Les grands gagnants, les cinq pièces et plus, trop rares qui se sont fortement appréciés : + 3,5 % (contre 2,7 % les précédentes années).
Malgré la légère hausse des loyers, les propriétaires continuent à faire des travaux. Mais la nouvelle taxe de 1,1% sur les revenus fonciers risque de freiner leurs ardeurs. Côté locataire, la mobilité résidentielle régresse, 28,7 % pour le premier semestre contre 30,7 % l’an dernier à la même époque, pour éviter de payer des loyers de relocation trop élevés. « Au risque, souligne l’auteur de l’étude, d’assister à une dégradation générale de la fluidité des marchés ».
Elisabeth Lelogeais - Septembre 2008