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 Mag'Immo   Actualités

Marché européen : les grandes tendances

Tour de piste du marché immobilier des grandes capitales européennes à une époque où les mutations professionnelles se multiplient.

Depuis quelques années, le groupe immobilier Era se livre à une enquête portant sur l'état et la conjoncture du marché européen de l'immobilier au travers de ses 1 200 agences dans douze pays du continent. Premier résultat sans surprise, Londres reste la ville la plus chère, très prisée par les Britanniques mais aussi par les financiers européens qui, à défaut de s'y acheter un somptueux appartement peuvent s'enticher d'un sympathique pied-à-terre. Mieux vaut en effet être fortuné pour acquérir un logement dont le prix moyen se situe à 6 500 €/m², ce qui avoisine ou dépasse le million d'euros pour une maison de 150 m² et flirte autour de 390 000 euros pour un appartement de 60 m².

Seconde place recherchée, Luxembourg particulièrement appréciée des habitants de l'Europe de l'Est, des fonctionnaires européens mais aussi des grosses fortunes qui y trouvent une adresse dans un « paradis fiscal ». Le prix moyen tourne autour de 5 500 €/m².
Plus étonnant, en troisième position se trouve la capitale de l'Irlande, Dublin qui avoisine les 4 200 €/m², dopée par les investisseurs, les loyers étant particulièrement élevés.
En quatrième position, Paris colle Dublin de près avec 3 990 €/m². Suivent ensuite Berne, en Suisse, à 3 730 €/m², Stockholm à 3 350€/m², Madrid à 3 300 €/m². Et en-deçà des 3 000€/m², en ordre décroissant, Amsterdam (2 880 €/m²), Helsinki (2 860€/m²), Vienne (2 826 €/m²), Berlin (2 230 €/m²) et Bruxelles (1 700€/m²).

Reste que ces prix ne reflètent qu'une moyenne et qu'ils peuvent être très largement dépassés dans les quartiers les plus cotés et pour des biens exceptionnels.

Autre constatation de cette étude, la recherche de logements en périphérie pour acheter à moindre prix : ainsi, partout, les acquéreurs n'hésitent pas à faire 20 à 50 kilomètres pour se loger plus grand et moins cher. A Londres, le périmètre peut même atteindre 100 kilomètres... Et Paris n'est pas loin d'atteindre ce record.

Ces nouvelles tendances apparaissent dans un contexte de hausse des prix avec toutefois une orientation vers une probable stabilité. En France comme dans le reste de l'Europe, les taux d'intérêt ont fortement chuté, favorisant l'accession et compensant la hausse des prix.

Mais comme en France, les délais de transactions s'allongent partout : aucune vente à moins de 3 mois, et 6 mois sont parfois nécessaires, quand quelques jours suffisaient il y a 12 mois encore. Ce phénomène est un signe que les acheteurs s'interrogent et ne sont plus prêts à mettre n'importe quel prix sur n'importe quel bien, et ce, malgré des facilités d'emprunt (taux bas et allongement de la durée du crédit dans toute l'Europe).

D'ailleurs, les négociations reprennent un peu partout. Là encore, un comportement qui ne trompe pas et qui, vraisemblablement, indique que, dans toutes ces grandes capitales et dans les grandes métropoles régionales, les prix ont atteint un maximum, faute de solvabilité des emprunteurs.

Elisabeth Lelogeais
SeLoger – Juin 2005


20/06/2005

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