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Relogement en zone non exposée aux ondes des antennes-relais : la femme électro-sensible déboutée

Hier, lundi, la cour d'appel de Colmar a confirmé par son arrêt le jugement de première instance en déboutant, faute de preuves, la femme réclamant à son bailleur social un relogement en "zone blanche", "blanche" comme exempte d'ondes émises par les antennes-relais de téléphones portables (ou soumise à un rayonnement faible), pour cause d'électro-hypersensibilité.

Une Strabourgeoise se déclarant depuis 2003 électro-hypersensible (EHS), et ayant subi des opérations au visage visant à réduire son hypersensibilité aux ondes électromagnétiques de haute fréquence des systèmes de communication sans fil par la pose de plaques de métal, a été déboutée par la cour d'appel de Colmar, la plaignante réclamant à son bailleur social un relogement dans une zone non exposée aux émissions des antennes relais de téléphonie mobile n'ayant pas présenté, à l'exception d'un seul, de certificats médicaux faisant état de problèmes d'hypersensibilité médicalement constatée. Son préjudice moral n'a donc pas plus été retenu.

Pour la plaignante, pas de super pouvoir sous les ondes, mais de l'acouphène, des fourmillements, des douleurs aux vertèbres cervicales et des maux de tête. Même en tenant compte du seul certificat médical faisant état de problèmes d'hypersensibilité et des rapports et études sur la nocivité des antennes-relais présentés, la cour d'appel retient qu'il n'est pas établi que la présence d'antenne relais dans le quartier strasbourgeois habité par la plaignante soit la cause de sa pathologie. Et alors que sur la base du principe de précaution, l'installation d'une antenne-relais à proximité d'une école maternelle peut constituer un trouble anormal de "voisinage" et qu'une antenne-relais a déjà été démontée pour "risque potentiel sur la santé", la cour d'appel a également retenu que la communauté scientifique est en désaccord sur les risques encourus par la population vivant à proximité des antennes-relais.

Déboutée, la plaignante n'est pas découragée : une seconde action en justice est prévue, cette fois contre les opérateurs de téléphonie mobile, pour trouble de jouissance. A défaut de devenir le cinquième des 4 Fantastiques, on peut donc se transformer en Robin des toits ! L'avocat entend réclamer le financement du blindage de l’appartement de sa cliente électro-hypersensible par la pose de revêtements spéciaux, ainsi que de volets, et de peintures anti-ondes ou anti-Wi-Fi.


Hélène Baratte - 16/12/2008

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