Acheter ou vendre en viagerLe Code civil définit le viager immobilier comme le transfert d'une propriété à un tiers en échange du versement d'une rente annuelle ou mensuelle jusqu'au décès du vendeur. Vendre un bien en viager, c’est en transférer la propriété à un tiers, le débirentier, qui, en contrepartie, va verser au crédirentier, une rente annuelle, trimestrielle ou mensuelle jusqu’au décès de ce dernier. Viager libre, occupé, louéDans le cas d’un viager libre, le crédirentier n’en conserve pas l’usage, et le débirentier peut donc l’occuper immédiatement ou le louer. Mais son prix est également plus élevé et se situe dans la valeur du marché du bien de cette catégorie (quartier, environnement, état de l’immeuble, typologie du bien, état du bien…). Pour le vendeur, le prix total du bien est converti en rente. Le bouquet et le montant de la rente, les éléments du calcul du prixDeux éléments composent le prix du viager : le bouquet et le montant de la rente, à savoir, le capital et le loyer. La répartition des chargesElle s’apparente à celui de la répartition des charges entre locataires et propriétaires (article 606 du Code civil). Au crédirentier de préserver le bien et de le maintenir en bon état en assurant les réparations d’entretien courant, au débirentier de prendre en charge les gros travaux comme la réfection d’une toiture, l’installation d’un ascenseur, le ravalement… Un viager sur une ou deux têtesAu cas où le viager est conclu sur une tête et donc une seule personne, la rente prend fin avec le décès du crédirentier. En revanche, si la rente est réversible et donc conclue sur deux têtes avec réversibilité sur le conjoint survivant, le débirentier devra s’acquitter de la rente jusqu’au décès de ce dernier. Le viager peut prévoir une réversibilité à 100 %, 75 %, 50 %... Le plus souvent, la réversibilité est au profit du conjoint ou de la conjointe, mais elle peut se faire au profit d’un enfant ou d’un tiers nommément désigné lors de la signature du contrat. L’annulation de la venteDeux cas d’annulation peuvent survenir. D’une part, quand le prix est jugé insuffisant par l’administration fiscale. D’autre part, lorsque l’aléa (article 1964 du Code civil) n’existe pas, soit parce que le vendeur se savait atteint par la maladie et que son décès intervient dans les 20 jours après la signature de l’acte, soit parce que le débirentier savait son vendeur atteint d’une maladie le condamnant à court terme. Elisabeth Lelogeais - SeLoger.com - Avril 2008 Les informations disponibles dans cette page sont fournies
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