Découverte de la région Sud-Ouest de Bordeaux à Biarritz : La nouvelle VagueDe l'estuaire de la Gironde à la frontière espagnole, la région aquitaine séduit acquéreurs et promoteurs, en ville, sur la côte atlantique ou dans l'arrière-pays, bordelais ou basque, en résidence principale ou secondaire et même en résidence de tourisme. Il y en donc pour tous les goûts et tous les budgets, mais il est temps d'en profiter avant que les prix ne s'emballent. Le sud-ouest de la France a ses aficionados, passionnés de rugby, de surf et de cuisine locale. Un monde d'initiés, vivant en autarcie pendant des années. A tel point que cette région était laissée à l'écart, par les autres Français et même par les étrangers. Mais héliotropisme oblige, toute la région Ouest longeant l'océan Atlantique, a réussi récemment à attirer de nouveaux arrivants à la recherche d'une qualité de vie conjuguant grandes espaces, loisirs à portée de main et parc immobilier de qualité vendu à des prix encore abordables. Bordeaux, la capitale régionale, endormie pendant deux décennies s'est enfin réveillée. Aujourd'hui, les Bordelais se réapproprient les quais soumis à de formidables transformations et le tramway redonne vie au centre-ville et aux communes périphériques. Les stations balnéaires, de Soulac à Biarritz bénéficient également d'un réel engouement. Il paraît même que Biarritz serait la nouvelle coqueluche des vedettes qui délaisseraient Saint-Tropez... Mais attention aux fausses rumeurs. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que la région séduit et que l'on peut y acheter une résidence principale ou secondaire ou y réaliser un investissement. Bordeaux : un statut de métropole régionale Bordeaux sort enfin de sa réputation confinée et hautaine d'une ville qui s'endormait sous les lauriers de Bacchus et accusait tout le poids d'une vieille bourgeoisie de province. Certes ces qualificatifs lui ont longtemps servi mais, à l'instar des autres métropoles régionales, la population a évolué et mis à l'écart ce mode de vie, fuyant le centre étouffant pour s'installer en périphérie. Et Bordeaux comme quelques autres consœurs a dû se refaire une beauté pour faire revenir la population en son centre et attirer une nouvelle population de cadres français ou étrangers. Mission réussie mais décrocher un logement neuf n'y est pas toujours aisé tant la demande afflue, de préférence sur le trajet du tramway. A Bordeaux, le tramway est désormais bien installé même s'il ne couvre pas encore toute la ville et une partie de l'agglomération. Un chantier de 44 kilomètres à travers 84 stations ne peut se réaliser en deux ou trois ans. Le centre seulement est aujourd'hui tiré des grands travaux mais l'enjeu en vaut la peine : en 2007, date prévue de la fin des travaux, 94% des habitants, des entreprises et des commerces de l'hyper centre se trouveront à moins de 300 mètres d'une station et 50% des emplois de l'agglomération ainsi que 65% des établissements scolaires et universitaires se situeront à moins de 500 mètres d'une station. Tous les habitants vont donc y gagner en temps perdu autrefois dans des embouteillages. La municipalité aussi va être gagnante : en décongestionnant le centre-ville d'une circulation infernale, le cœur de la ville commence à reprendre vie et évite à la communauté urbaine des dépenses dispendieuses pour mailler son territoire. Cette communauté est, en effet, une des plus étendues de France mais à faible densité d'habitations, ce qui génère de lourds coûts d'aménagement. La ville revient toutefois de loin. Il lui a fallu presque dix ans pour reconquérir son centre. Les quais de la rive gauche et ses immeubles datant du XVIIIè siècle, ont subi un véritable bain de jouvence. D'abord un ravalement pour redonner éclat à la pierre blonde, puis un réaménagement total des berges pour en faire un lieu privilégié, un nouvel espace à vivre pour la détente, la promenade et les festivités. Les grilles protégeant l'activité portuaire disparue ont été enlevées, les hangars démontés pour que les quais et les quartiers alentours s'ouvrent de nouveau vers le fleuve. L'architecte paysagiste, Michel Corajoud, a piloté les travaux pour rendre aux Bordelais les abords du fleuve. La tâche est impressionnante, concernant près de cinq kilomètres, du pont Saint-Jean au bassin à flots, et sur 80 mètres de large. Un vaste projet en cours qui ambitionne d'être un levier économique pour la ville mais aussi un des moteurs de l'union des deux rives. La rive droite, longtemps boudée par les Bordelais, poursuit sa mutation. Après la transformation de l'ancienne gare d'Orléans en complexe cinématographique, l'implantation de restaurants branchés sur les bords de la Garonne, la création d'un jardin botanique mi-public mi-scientifique ouvert cet automne, la rive droite dispose de sérieux atouts : du foncier pour construire des logements neufs, l'installation d'un pôle universitaire et d'un groupe scolaire restructuré et agrandi, une ludothèque, des aires de jeux, une maison polyvalente, des bureaux et des commerces. Sans compter l'arrivée du tramway et bien évidemment la plus belle vue de Bordeaux sur les quais de la rive gauche. Toutes ces transformations de la ville ont eu une incidence sur le marché immobilier et continuent à opérer leur charme. Longtemps à l'état léthargique comme la ville, ce marché remportait, voici dix ans, le triste record d'être, avec Marseille, un des moins chers de France. Depuis 1998, « la belle endormie » s'est enfin réveillée : la bonne conjoncture économique des années 1998-2004 a contribué à l'augmentation des prix tout comme son « relookage » qui a fait revenir des investisseurs privés partis auparavant dans des villes plus dynamiques. Bordeaux sort enfin de sa torpeur tout en maîtrisant ses prix. Les promoteurs commencent à s'intéresser à la ville. Longtemps Capri Atlantique fut le seul professionnel national à être présent. Mais depuis, d'autres comme Nexity, Eiffage... ont compris l'enjeu de la ville et de la région. Dans le centre, difficile de construire. Secteur sauvegardé, périmètre de restauration immobilière, rues étroites... Rien de favorable à la promotion. L'ancien se taille donc la part du lion, dopé par un mouvement de la population désireuse de revenir dans le centre et par la politique de la ville. Les secteurs chics proches des quais affichent des valeurs élevées : dans les allées Tourny, de Chartres ou d'Orléans, cours Georges Clemenceau ou place Gambetta, les hôtels particuliers ou les maisons en parfait état ne s'échangent guère à moins de 2 500 € le m². Un peu plus abordables mais plus excentrés, les abords du parc bordelais ou le quartier du Bouscat, où l'ancien côtoie le récent et le neuf et où le collectif alterne avec l'individuel. Dans ces secteurs résidentiels fournis en belles surfaces, il faut compter entre 1 800 et 2 100 € le m². A l'intérieur de la ville, on peut se loger à meilleur prix dans des quartiers en restructuration comme Nansouty, la place des Victoires, Saint-Michel. Plus abordable, le quartier gare également voué à une profonde mutation mais encore peu construit, la promotion marquant une pause, faute de foncier. Et les rares programmes qui sortent avoisinent les 2 500 euros le m² en prix moyen. Dans le très branché secteur Bastide d'où les habitants ont une magnifique vue sur la Garonne et sur les façades du Bordeaux historique de la rive droite, Nexity commercialise « l'Autre Quai ». A titre d'exemple, les deux pièces de 41 à 49 m² démarrent à 135 000 euros et les trois pièces de 64 à 79 m² à 183 000 euros, parking inclus. Dans le secteur très résidentiel de Caudéran, Capri réalise « le parc Montesquieu » en bordure du parc du même nom. En périphérie, au-delà des barrières, les programmes neufs ne se bousculent pas même dans les communes desservies par le tramway, toujours en raison d'un foncier trop restrictif. Mérignac, malgré les nuisances de l'aéroport, séduit les acquéreurs qui travaillent sur Bordeaux même ou sur le bassin d'Arcachon avec ses prix attractifs, les deux pièces se vendant à partir de 103 000 euros, prix nettement inférieurs à ceux de Bordeaux ou d'Arcachon. Les Landes : une destination très tendance Les Landes constituent la plus grande forêt de France et offrent le privilège d'être souvent bordées d'immenses plages de sable blanc et fin, d'un océan qui déroule d'énormes rouleaux, des golfs réputés et un art de vivre de plus en plus apprécié. Rien d'étonnant à ce que de plus en plus de clients y lorgnent une résidence secondaire en vue d'en faire ultérieurement une résidence principale ou achètent d'emblée une résidence principale. En quelques années, la population y a d'ailleurs augmenté de 20%. Mais pour ne pas détériorer ce superbe paysage, le littoral est sérieusement protégé et toute construction nouvelle se fait sous haute surveillance. Arcachon et ses quatre-saisons construit au compte-goutte mais à prix fort, entre 3 800 et 4 500 €. A Mimizan, côté plage, un promoteur local, LGP Promotion décline deux opérations : l'une, en front de mer avec accès direct par la corniche piétonne, propose des appartements avec des deux pièces-cabine à partir de 105 000 euros ; l'autre, dans le quartier des Pêcheurs, juste le long de la rive du Courant, rivière se jetant dans la mer, affiche des maisons disponibles à partir de 115 000 euros. Plus au sud, la Côte Basque et l'arrière-pays bénéficient d'un engouement qui ne se dément pas, loin de là. Qualité de vie dans les stations, villages typiques des campagnes, villes moyennes où il fait bon vivre, sans-compter les golfs et l'océan, paradis des surfeurs. Biarritz avec son casino, ses boutiques de luxe et ses palaces est la Reine de la Côte. Son seul défaut : un ticket d'entrée exorbitant pour s'y loger et uniquement dans l'ancien. Sur le front de mer, les appartements se vendent à des prix faramineux, entre 5 200 et 6 800 € le m² pour les grandes surfaces, dans l'ancien. Les maisons sont tout aussi hors de prix, entre 1,5 et 3,5 millions d'euros selon l'emplacement, la superficie habitable et celle du jardin. Et dans le neuf ou en réhabilitation, il n'existe pratiquement rien. Un seul programme à Saint-Jean-de-Luz pour des appartements et un autre à Anglet pour des villas à des prix non encore définis mais qui mériteront le détour tant la région devient convoitée. Laure Granger Résidence de tourisme dans l'arrière-pays landais
Entre Dax, connue pour ses cures et son casino et Mont-de-Marsan, le charmant petit village de Cassan et ses 350 âmes fait partie des zones dites de revitalisation rurale qui font bénéficier les investisseurs de l'avantage fiscal Demessine ouvrant droit à une réduction d'impôt égale à 25% de l'investissement, dans la limite d'un plafond fixé à 50 000 euros pour une personne seule et à 100 000 euros pour un couple, soit de 12 500 euros dans le premier cas et 25 000 euros dans le second. C'est dans ce contexte que se commercialisent deux programmes en résidence de tourisme trois étoiles à des prix s'échelonnant entre 75 000 et 146 000 euros. Une bonne opportunité à saisir, l'arrière-pays, ici comme dans d'autres régions, ayant le vent en poupe. Les informations disponibles dans cette page sont fournies
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