La maison est un thème fondamental, très présent dans les dessins d'enfants. Même quand l’enfant habite un immeuble, il dessine une maison. La maison qui l’abrite avec son entourage a valeur de refuge, de protection, de sein maternel. Le toit, qui chapeaute la maison, est d’ailleurs le siège de la pensée, mais aussi de la sécurité. Symbole du milieu familial où ont lieu les premières expériences, le dessin de la maison est chargé d’affects : l’enfant y projette cauchemars et rêves.
La porte est ce qui permet d’entrer, d’accéder à la maison. Elle est rarement ouverte. Alors que la porte fermée représente un lieu sécurisant, la porte ouverte représente un endroit inhabité.
C’est avec la porte que l’on décèle les failles au niveau relationnel. Les portes minuscules, qui rendent la maison difficile d’accès, dévoilent un enfant difficile d'accès, qui refuse le contact, qui a des problèmes relationnels. La petite maison coincée dans une feuille témoigne aussi d'un problème affectif, de l'ordre d'un attachement très important à la mère, d'une difficulté à se tourner vers le monde extérieur, d’un sentiment d’isolement ou d’infériorité, ou bien d'une pudeur ou d'une sensibilité.
Au contraire, une maison bien centrée, avec plusieurs portes et les fenêtres ouvertes, indique un enfant heureux et démonstratif.
Les fenêtres révèlent donc aussi de la psychologie de l’enfant. Les fenêtres avec barreaux traduisent des personnalités angoissées, des enfants insécurisés. Quant à l'absence de chemin ou l'isolement de la maison, ils symbolisent dans tous les cas un sentiment d’échec de l’enfant.