La colocation, c’est une location… au moins à deux. Donc, une bonne partie des règles de la location s’applique. Notamment, il faut prendre le temps de chercher ! Surtout que la colocation entraîne des complications supplémentaires car tous les propriétaires n’acceptent pas la colocation. Un bailleur est en effet davantage rassuré par une famille avec enfants (réputée stable malgré les divorces) que par le groupe de colocataires composé à la va-vite et sur petites annonces (et oui, les colocations ne se font pas nécessairement entre amis ou entre amis d’amis !). Un groupe de colocataires, c’est composé de combien de personnes ? Si vous voulez éviter que votre dossier ne finisse à la poubelle, ne dépassez pas trois personnes. Au-delà, vous risquez de faire claquer des dents agents immobiliers et propriétaires-bailleurs. Il faut dire que l’adage « plus on est de fous, plus on rit » n’est pas d’une grande aide. La folie festive inspire davantage la crainte des dégradations que la confiance ! En plus d’un usage peu conforme à la condition de « bon père de famille » (« Le preneur devra jouir des lieux loués en bon père de famille, les tenir pendant toute sa jouissance en bon état de réparations et d’entretien locatifs et les rendre tels en fin de location. »), le turn-over difficile à maîtriser pèse lourdement dans la balance, et le partage du loyer par les co-titulaires, qui sécurise le paiement, n’arrive pas à rétablir l’équilibre. Vous avez trouvé le propriétaire qu’il faut ? Le logement doit être à sa mesure. Si vous prenez une colocation, c’est pour partager le loyer, mais aussi pour partager une grande superficie, alors laissez tomber la studette ! Et les murs épais sont un plus quand on est gêné d'entendre ou d'être entendu.